Le manicouest l'opossum de la Martinique, et la première bête sauvage qu'on croise souvent, de nuit, sur une route de campagne. Voici les animaux de l'île, des lézards du jardin aux baleines à bosse, avec pour chacun l'endroit et la saison où l'observer, et ce que dit la loi.
Sorties pour voir les animaux de Martinique : dauphins, tortues, iguanes et colibris
Plusieurs animaux de cette page se voient plus facilement avec quelqu'un qui sait où regarder. L'éco-expédition dans le sanctuaire Agoaest menée par un naturaliste, la sortie dauphins et tortues part des Trois-Îlets, le kayak du Robert mène à l'îlet Chancel et à ses iguanes, et le circuit de Balata passe par les jardins où butinent les colibris.

Départ : Trois-Îlets
Éco-expédition naturaliste dans le sanctuaire Agoa
Une sortie en mer encadrée par des naturalistes dans le sanctuaire Agoa, l'aire protégée des mammifères marins des Antilles françaises.
5,0 (12 avis)Durée : 4 h
Annulation gratuite
dès 70 €par personne
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Départ : Trois-Îlets
Observation des dauphins et snorkeling avec les tortues
Sortie en bateau sur la côte caraïbe pour repérer les dauphins au large, puis baignade avec masque et tuba au-dessus des herbiers à tortues.
4,9 (335 avis)Durée : 4 h
Annulation gratuite
dès 85 €par personne
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Départ : Le Robert
Kayak en autonomie au Robert : îlet Chancel et fonds blancs
Location de kayak pour la journée au Robert, pour rejoindre à son rythme l'îlet Chancel et ses iguanes, puis les fonds blancs.
4,7 (66 avis)Durée : 1 j
Annulation gratuite
dès 22 €par personne
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Départ : Fort-de-France
Jardin de Balata et forêt tropicale : jungle et colibris
Un tour privé de quatre heures et demie au départ de Fort-de-France, avec le jardin de Balata, ses colibris et la forêt des hauteurs, prise en charge comprise.
Durée : 4,5 h
Annulation gratuite
dès 159 €par personne
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Prix de départ, notes et avis GetYourGuide relevés le 23 octobre 2026. Liens partenaires : une commission peut nous être reversée sur les réservations, sans surcoût pour vous.
Manicou : l'opossum de Martinique

Le manicou (Didelphis marsupialis insularis), qu'on écrit aussi manikou, est un opossum, donc un marsupial: la femelle élève ses petits dans une poche ventrale. C'est le seul marsupial des Antilles. Selon la DEAL Martinique, il mesure 30 à 45 cm sans la queue, pèse de 500 g à 1,5 kg et vit en moyenne deux ans et demi. Pelage gris, museau pointu de renard, oreilles nues, et une longue queue préhensile, à moitié pelée, qui lui sert à se suspendre aux branches.
Que mange le manicou ?
Il mange un peu de tout : fruits tombés(mangues, corossols), insectes, vers, grenouilles, petits rongeurs, et ce qu'il trouve près des maisons. Il fouille les poubelles et n'a pas bonne réputation auprès des éleveurs de poules, dont il visite volontiers les poulaillers.
Le manicou « fait le mort » : est-il dangereux ?
Non. Surpris, il ouvre grand une gueule pleine de petites dents, souffle et dégage une forte odeur. Si ça ne suffit pas, il se couche sur le flanc, yeux clos et langue pendante : il fait le mort, une sorte de syncope qui peut durer plusieurs minutes. Il ne s'attaque pas à l'homme. Ne le manipulez pas pour autant : c'est un animal sauvage, qui peut mordre s'il est saisi.
Bébés manicous : la reproduction d'un marsupial
La gestation ne dure que 12 à 13 jours. Les petits naissent presque à l'état d'embryon, grimpent jusqu'à la poche et s'accrochent à une tétine pendant environ 70 jours. Vers dix semaines, ils sortent et voyagent sur le dos de leur mère, puis deviennent autonomes vers trois mois. Une femelle a en moyenne deux portées par an. Si vous trouvez un bébé manicou seul, laissez-le où il est : la mère est souvent à proximité.
Où vit le manicou et où le voir ?
Partout sur l'île, des jardins de Ducos aux bananeraies, mais son domaine reste les grands bois des Pitons du Carbet et de la Montagne Pelée. Il sort la nuit et dort le jour dans un arbre creux ou un terrier. La plupart des visiteurs le voient… sur la route, ébloui par les phares. Les collisions de nuit sont sa principale menace selon la DEAL : levez le pied après la tombée du jour sur les routes du nord et autour de Balata.
Le manicou est-il protégé ? Chasse et consommation
Plusieurs sites l'écrivent encore « protégé », à tort. Le manicou a été strictement protégé de 1989 à 2018. La protection a été levée lorsque des études archéologiques et génétiques ont montré qu'il avait été introduit par l'homme : la DEAL le classe aujourd'hui comme une espèce exotique, mais non envahissante, et aucune lutte n'est prévue contre lui.
Plus protégé ne veut pas dire chassable. Le manicou ne figure pas parmi les espèces que l'arrêté préfectoral de chasse 2026-2027 autorise à prélever, et la DEAL indique que son prélèvement pour la consommation est interdit et passible d'amende. Le colombo ou la fricassée de manicou font partie de la cuisine d'antan, mais ce plat ne se trouve plus légalement sur les tables. Pour les plats qu'on mange aujourd'hui, voyez notre page sur la cuisine martiniquaise.
Manicou en Guadeloupe, en Dominique et ailleurs aux Antilles
Le manicou vit dans les Petites Antilles de la Grenade à la Dominique : Grenadines, Saint-Vincent, Sainte-Lucie, Martinique et Dominique. La Guadeloupe n'en a pas, pas plus que les îles du Nord. Des ossements retrouvés dans les fouilles amérindiennes de Paquemar, au Vauclin, montrent qu'il était déjà là avant l'arrivée des Européens.
Mabouya en Martinique : gecko de maison, scinque disparu ou croyance ?

Le même mot désigne trois choses différentes.
- Le gecko de maison (Hemidactylus mabouia) : c'est le mabouya de tous les jours, un petit lézard pâle, presque translucide, de 10 à 12 cm, qui colle aux murs et aux plafonds grâce à ses doigts élargis. Il sort le soir autour des lampes pour attraper les insectes. Il est inoffensif et utilecontre les moustiques. Il est arrivé d'Afrique et figure parmi les reptiles introduits de l'île (Breuil, 2009).
- Le scinque mabouya (Mabuya mabouya) : un lézard luisant aux écailles lisses, décrit aux Antilles, qui n'a pas été revu en Martinique depuis des décennies. Il est probablement éteint sur l'île. Les fiches qui le disent « répandu » sont anciennes.
- La croyance: dans la tradition créole, le mabouya a mauvaise réputation, on lui prête le pouvoir de porter malheur s'il tombe sur quelqu'un. Le gecko n'y est pour rien.
Un mabouya dans la chambre de votre location n'est donc pas un signe d'insalubrité : il est dans presque toutes les maisons de l'île. Laissez-le faire son travail.
Iguanes de Martinique : iguane des Petites Antilles et iguane commun

Deux iguanes vivent sur l'île, et le second menace le premier.
Iguane des Petites Antilles et îlet Chancel
L'iguane des Petites Antilles (Iguana delicatissima) est l'iguane d'origine, gris à verdâtre, à tête claire, sans bande noire sur la queue. Il est classé en danger critique par l'UICN. Selon la DEAL (éléments techniques 2026), il n'est plus attesté que dans les forêts du nord, autour de la Montagne Pelée, et sur l'îlet Chancel, au large du Robert, protégé par un arrêté de protection de biotope. Chancel reste à ce jour exempt d'iguane commun, ce qui en fait le refuge de l'espèce. La population de la Pelée est mal connue.
Pour l'apercevoir, passez par l'îlet Chancel lors d'une sortie aux îlets du Robert ou du François (voir la Baignoire de Joséphine), en restant sur les zones ouvertes au public. On ne nourrit pas les iguanes et on ne les poursuit pas.
Iguane commun : hybridation et que faire si vous en voyez un
L'iguane commun (Iguana iguana), introduit, est installé autour de Fort-de-France, où on le voit facilement sur les remparts du Fort Saint-Louis. Plus gros, avec une queue rayée de noiret une grande écaille ronde sous la joue, il entre en concurrence avec l'iguane des Petites Antilles et s'hybride avec lui, avec une descendance fertile : l'espèce locale disparaît ainsi par dilution, comme c'est arrivé sur d'autres îles.
Un réseau de veille piloté par la DEAL tente de freiner sa progression vers le nord et d'empêcher son arrivée sur Chancel. Si vous voyez un iguane à queue rayée hors de la zone de Fort-de-France, ou n'importe quel iguane sur un bateau ou dans un chargement, signalez-le à la DEAL avec une photo et le lieu. Ne transportez jamais un iguane d'un endroit à un autre.
Anolis roquet, geckolet et hylode : les petits animaux du jardin en Martinique

Le petit lézard qui vous regarde depuis la balustrade de la terrasse est un anolis roquet (Anolis roquet), endémique de la Martinique. On le voit partout, des jardins de Fort-de-France aux forêts. Le mâle défend son territoire en hochant la tête et en déployant un fanon coloré sous la gorge. Les couleurs varient d'une région à l'autre de l'île.
Plus discret, le geckolet (Sphaerodactylus) est un minuscule lézard de quelques centimètres qui vit dans la litière de feuilles. Et le chant aigu qui monte de partout à la nuit tombée, ce « ti-ouit » répété, ne vient pas d'un insecte : ce sont de petites grenouilles, les hylodes, grosses comme l'ongle du pouce.
Animaux dangereux en Martinique : trigonocéphale et matoutou falaise

Le trigonocéphale (Bothrops lanceolatus) est le seul serpent venimeux de l'île, et il n'existe nulle part ailleurs. Il vit surtout dans les forêts humides, les champs et le bord des rivières. La DEAL compte une quarantaine de morsures par an et aucun décès depuis 20 ans, grâce à l'antivenin disponible au CHU. Restez sur les sentiers, en chaussures fermées, et regardez où vous posez les mains. En cas de morsure : appelez le 15, sans garrot ni aspiration. Les gestes détaillés sont sur notre page mancenillier et animaux dangereux. Il est protégé depuis 2019 : on ne le tue pas.
La matoutou falaise (Caribena versicolor) est une mygale arboricole, endémique elle aussi, bleu vif chez le jeune, à carapace verte métallique et abdomen roux chez l'adulte. Elle vit dans les arbres et les broméliacées des forêts du nord et se montre rarement. Elle n'est pas dangereuse pour l'homme : on la laisse tranquille, on ne la capture pas. La scolopendre, en revanche, mord, et la douleur est vive : secouez chaussures et vêtements laissés dehors.
Mangouste, raton laveur et chauves-souris : les mammifères de Martinique

En dehors du manicou, les mammifères terrestres que vous croiserez ont presque tous été introduits.
La mangouste, introduite contre les serpents
La mangouste, petit carnivore brun au corps allongé, traverse les routes en plein jour, contrairement au manicou. Elle a été lâchée au XIXe siècle pour lutter contre les rats et le trigonocéphale dans les champs de canne. Le résultat est connu : elle s'attaque surtout aux œufs, aux oisillons et aux reptiles. La DEAL la classe parmi les espèces exotiques envahissantes, et elle fait partie des menaces qui pèsent sur le moqueur gorge-blanche.
Le raton laveur (racoon), espèce exotique envahissante
Le raton laveurest présent depuis au moins le début du XXe siècle, surtout dans le nord, autour de la Pelée et des Pitons du Carbet. L'OFB le classe comme espèce exotique envahissante en Martinique. Selon une enquête de l'OFB menée en 2024-2025, il touche environ un quart des exploitations agricoles du nord. Nocturne et prudent, il se voit rarement en vacances.
Chauves-souris et rat pilori, les mammifères d'origine
Les seuls mammifères vraiment indigènes encore présents sont les chauves-souris, qui pollinisent les fleurs et dispersent les graines des arbres de la forêt. Le rat pilori (Megalomys desmarestii), gros rongeur qui ne vivait qu'en Martinique, a disparu : la DEAL le considère comme éteint, et ses derniers représentants auraient disparu dans l'éruption de 1902.
Oiseaux de Martinique : colibris, sucrier et moqueur gorge-blanche
Les colibris de Martinique

Quatre espèces de colibris vivent sur l'île : le colibri huppé, le plus petit et le plus commun, vert à petite crête irisée chez le mâle. Le colibri falle-vert a la gorge verte, le colibri madère, plus gros, la gorge pourpre. Reste le colibri à tête bleue, qui ne vit qu'en Martinique et en Dominique, dans les forêts d'altitude. Ils butinent les balisiers, les hibiscus et les alpinias. Le meilleur endroit pour les photographier est le jardin de Balata, où ils viennent à quelques mètres des visiteurs. Contrairement à ce qu'on lit, ce ne sont pas les plus petits oiseaux du monde : ce record appartient au colibri d'Elena, à Cuba.
Le sucrier à ventre jaune

Noir dessus, jaune dessous, sourcil blanc et bec courbé : le sucrier (Coereba flaveola) est l'oiseau des terrasses et des petits-déjeuners. Il vient picorer le sucre sur les tables et pique les fleurs à la base pour voler leur nectar. Ne le nourrissez pas au sucre : il s'habitue et en dépend.
Moqueur gorge-blanche, l'oiseau qui ne vit qu'en Martinique

Le moqueur gorge-blanche (Ramphocinclus brachyurus) est le seul oiseau strictement endémique de la Martinique. Brun dessus, blanc pur dessous, il fouille la litière des forêts sèches. Il est classé en danger critique : la fiche du Parc naturel régional de la Martinique (janvier 2024) estime la population à environ 200 adultes reproducteurs, concentrés sur la presqu'île de la Caravelle. La perte d'habitat, les rats et les mangoustes le menacent, et le Parc mène un programme de conservation (LIFE Biodiv'om).
Pour avoir une chance de l'entendre ou de l'apercevoir, marchez tôt le matin, en silence, sur les sentiers de la réserve naturelle de la Caravelle (voir Caravelle et Tartane). Ne le confondez pas avec le moqueur grivotte et le moqueur corossol, deux espèces communes qui, elles, figurent parmi les oiseaux chassables.
Grive à pieds jaunes et autres oiseaux à repérer
La grive à pieds jaunes, oiseau forestier aux pattes, au bec et au tour de l'œil jaunes, se voit sur les sentiers du nord, notamment pendant les randonnées de la Pelée et des Pitons. Sur la côte, guettez les pélicans bruns qui plongent dans les baies et les frégates qui planent au-dessus des bateaux de pêche.
Tortues marines en Martinique : où nager avec elles et saison de ponte

Trois espèces fréquentent les côtes de l'île : la tortue verte, qui broute les herbiers des baies, la tortue imbriquée, au bec crochu et à la carapace en écailles, qu'on voit sur les récifs, et la tortue luth, la plus grande, qui vient pondre sur les plages de l'Atlantique. Toutes sont protégées en France depuis l'arrêté du 14 octobre 2005.
Où voir les tortues en Martinique
Les tortues vertes sont présentes toute l'annéesur la côte caraïbe, au-dessus des herbiers peu profonds. Les spots les plus sûrs : l'anse du Bourg et la Grande Anse des Anses-d'Arlet, l'anse Dufour et l'anse Noire, et le secteur du Diamant. Un masque et un tuba suffisent, depuis la plage, de préférence le matin. Pour les plongeurs, les tombants de la côte caraïbe réservent souvent des imbriquées : voir notre guide de la plongée en Martinique.
Ponte des tortues luth : saison et plages
Les tortues luth pondent la nuit, surtout de mars à juillet, avec un pic en mai et juin, sur des plages comme les Salines, le Vauclin, Grand Macabou, Anse Charpentier ou le Lorrain. Les petits émergent environ deux mois plus tard. Si vous tombez sur une ponte : lumières éteintes, pas de flash, restez derrière la tortue et à distance, et ne touchez ni la femelle ni les œufs.
Les règles avec les tortues en snorkeling
- Ne touchez pas les tortues, ne les poursuivez pas et ne leur barrez pas la route vers la surface.
- Ne les nourrissez jamais : elles perdent leur méfiance et se blessent sur les hélices.
- Gardez quelques mètres de distance et ne restez pas au-dessus d'elles en groupe.
- Crème solaire minérale, ou t-shirt anti-UV, pour épargner les herbiers et les coraux.
Dauphins et baleines en Martinique : saison, sanctuaire Agoa et sorties d'observation

Les eaux de la Martinique font partie du sanctuaire Agoa, aire marine protégée créée en 2010 et gérée par l'OFB, qui couvre toute la zone économique des Antilles françaises. Une vingtaine d'espèces de cétacés y ont été observées : dauphins tachetés, grands dauphins, dauphins de Fraser, globicéphales (souffleurs), cachalots et baleines à bosse.
Quand voir les baleines et les dauphins en Martinique
Les dauphins vivent au large de la côte caraïbe toute l'année, avec plus de chances de novembre à avril. Les baleines à bossedescendent de l'Atlantique Nord pour se reproduire et mettre bas : on les voit surtout de décembre à avril, avec un pic en février et mars. Les cachalots se montrent aussi plus souvent pendant la saison sèche. Aucune sortie ne garantit une rencontre.
Approcher les cétacés : la règle des 300 mètres
L'arrêté préfectoral n° R-02-2024-07-12-00001, en vigueur depuis le 1er septembre 2024, interdit de s'approcher volontairement d'un cétacé à moins de 300 mètres, que ce soit en bateau, à la nage, en kayak ou avec un drone. Seuls les professionnels titulaires d'une dérogation, avec un capitaine formé par Agoa, peuvent aller jusqu'à 100 mètres. Si un animal vient de lui-même vers votre bateau, réduisez à 5 nœuds et ne cherchez pas le contact. Nager avec les dauphins est donc interdit, et annoncer la position des animaux sur la VHF l'est aussi, y compris pour les plaisanciers (sanctuaire Agoa).
Choisir une sortie d'observation des dauphins et des baleines
Les sorties partent surtout des Trois-Îlets, de Fort-de-France et des Anses-d'Arlet, le matin ou en demi-journée, et combinent le plus souvent cétacés et snorkeling avec les tortues. Avant de réserver, vérifiez trois points : un capitaine formé Agoa, la règle d'approche affichée à bord ou sur le site de vente, et l'absence de toute promesse de nage avec les dauphins, qui serait illégale. Les sorties ci-dessous sont celles qui recueillent le plus d'avis. Le comparatif complet est sur notre page excursions en Martinique.

Départ : Trois-Îlets
Dauphins et snorkeling sur la côte caraïbe, collation à bord
Une demi-journée en mer à la recherche des dauphins, avec un arrêt snorkeling et une collation servie à bord.
4,7 (355 avis)Durée : 4 h
Annulation gratuite
dès 69 €par personne
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Départ : Fort-de-France
Journée en catamaran : dauphins et tortues
Une journée complète en catamaran sur la côte caraïbe : observation des dauphins, arrêts baignade et snorkeling avec les tortues.
4,7 (178 avis)Durée : 8 h
Annulation gratuite
dès 134 €par personne
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Départ : Fort-de-France
Dauphins et snorkeling au départ de Fort-de-France
Une demi-journée en mer depuis Fort-de-France pour observer les dauphins, avec une baignade masque et tuba.
4,6 (105 avis)Durée : 4 h
Annulation gratuite
dès 68 €par personne
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Départ : Bellefontaine
Dauphins, tortues et côte caraïbe en petit groupe
Une sortie en petit groupe au départ de Bellefontaine, sur la côte nord caraïbe, pour les dauphins, les tortues et le snorkeling.
Durée : 4 h
Annulation gratuite
dès 69 €par personne
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Prix de départ, notes et avis GetYourGuide relevés le 23 octobre 2026. Liens partenaires : une commission peut nous être reversée sur les réservations, sans surcoût pour vous.
Où et quand voir les animaux de Martinique : tableau récapitulatif
| Animal | Où le voir | Quand | Statut |
|---|---|---|---|
| Manicou | Routes et bois du nord, jardins | La nuit, toute l'année | Introduit, ni protégé ni chassable |
| Mabouya (gecko de maison) | Murs et plafonds des maisons | Le soir, autour des lampes | Introduit |
| Iguane des Petites Antilles | Îlet Chancel, forêts de la Pelée | Le jour, toute l'année | En danger critique, protégé |
| Iguane commun | Fort Saint-Louis, Fort-de-France | Le jour | Introduit, à signaler hors de cette zone |
| Anolis roquet | Partout, jardins et terrasses | Le jour | Endémique |
| Trigonocéphale | Forêts humides, rivières, champs | Surtout la nuit | Endémique, protégé depuis 2019 |
| Mangouste | Bords de route, champs | Le jour | Exotique envahissante |
| Colibris | Jardin de Balata, jardins fleuris | Toute l'année | Protégés |
| Moqueur gorge-blanche | Réserve de la Caravelle | Tôt le matin | Endémique, en danger critique |
| Tortue verte | Anses-d'Arlet, anse Dufour, Diamant | Toute l'année | Protégée |
| Tortue luth (ponte) | Plages de l'Atlantique et du sud | Mars à juillet, la nuit | Protégée |
| Dauphins | Large de la côte caraïbe | Toute l'année, mieux de novembre à avril | Protégés, 300 m minimum |
| Baleine à bosse | Large de la côte caraïbe | Décembre à avril, pic février-mars | Protégée, 300 m minimum |
Espèces protégées en Martinique : ce qu'il ne faut pas faire
Beaucoup d'animaux de l'île sont protégés : tortues marines, cétacés, iguane des Petites Antilles, trigonocéphale, colibris et la plupart des oiseaux non chassables. Pour un visiteur, voici ce qui est interdit ou à éviter.
- Ne rien capturer, ne rien rapporter : ni lézard, ni crabe, ni coquillage vivant, ni corail. Un animal protégé emporté dans une valise est une infraction.
- Ne pas nourrir les tortues, les iguanes, les poissons ou les oiseaux.
- Ne pas approcher les cétacés à moins de 300 m, ni à la nage, ni en kayak, ni au drone.
- Ne pas déplacer un iguane et signaler à la DEAL tout iguane commun hors de Fort-de-France.
- Ne pas acheterd'objet en écaille de tortue ni de viande de gibier protégé.
- Sur les plages de ponte, pas de lumière ni de feu la nuit.
- Animal blessé (tortue échouée, cétacé, oiseau protégé) : prévenez l'OFB ou les pompiers (18).
Ces règles valent aussi pour les animaux qui ne sont pas protégés, comme le manicou : le capturer pour le manger reste interdit. Si vous venez avec votre chien ou votre chat, c'est un autre sujet, traité dans notre page venir en Martinique avec un animal.
Questions fréquentes sur les animaux de Martinique
C'est quoi un manicou ?
Le manicou est l'opossum des Petites Antilles (Didelphis marsupialis insularis), le seul marsupial de l'île. Il mesure 30 à 45 cm sans la queue, pèse de 500 g à 1,5 kg et vit la nuit, au sol comme dans les arbres. La femelle porte ses petits dans une poche ventrale, comme un kangourou.
Le manicou est-il protégé en Martinique ?
Il l'a été de 1989 à 2018. La DEAL Martinique explique que cette protection a été levée quand les études archéologiques et génétiques ont montré que l'espèce avait été introduite. Le manicou ne figure pas pour autant parmi les espèces chassables de l'arrêté de chasse : la DEAL rappelle que son prélèvement pour la consommation est interdit et passible d'amende.
Y a-t-il des manicous en Guadeloupe ?
Non. Le manicou vit dans les Petites Antilles de la Grenade à la Dominique, en passant par Saint-Vincent, Sainte-Lucie et la Martinique. La Guadeloupe et les îles du Nord n'en ont pas.
Qu'est-ce qu'un mabouya en Martinique ?
Dans le langage courant, le mabouya est le gecko de maison (Hemidactylus mabouia), le petit lézard pâle qui chasse les insectes autour des lampes le soir. Il est inoffensif. Le nom désigne aussi, en zoologie, un scinque des Antilles qui n'a pas été revu en Martinique depuis des décennies.
Quel est l'animal emblématique de la Martinique ?
Aucun animal n'a de statut officiel. Le colibri est le plus souvent cité comme symbole de l'île, et le manicou est l'animal le plus ancré dans la culture créole. Pour les naturalistes, les espèces phares sont celles qu'on ne trouve qu'ici : le moqueur gorge-blanche, l'anolis roquet, le trigonocéphale et la matoutou falaise.
Quels sont les animaux dangereux en Martinique ?
Le seul serpent venimeux est le trigonocéphale, présent surtout dans les forêts humides et au bord des rivières : une quarantaine de morsures par an selon la DEAL, aucun décès depuis 20 ans. S'y ajoutent la scolopendre, les oursins et les physalies en mer. En cas de morsure ou de piqûre grave, appelez le 15.
Y a-t-il des mygales en Martinique ?
Oui, la matoutou falaise (Caribena versicolor), une mygale arboricole endémique de la Martinique. Elle vit dans les arbres et les broméliacées des forêts du nord, se montre rarement et n'est pas dangereuse pour l'homme. On la laisse où elle est, sans la capturer.
Quand voir les baleines en Martinique ?
Les baleines à bosse passent surtout de décembre à avril, avec un pic en février et mars. Les dauphins se voient toute l'année, avec plus de chances de novembre à avril. Aucune sortie ne garantit une observation.
Peut-on nager avec les dauphins ou les tortues en Martinique ?
Avec les dauphins et les baleines, non : l'arrêté préfectoral en vigueur depuis le 1er septembre 2024 interdit de s'en approcher à moins de 300 mètres, y compris à la nage. Avec les tortues, oui, en snorkeling aux Anses-d'Arlet ou au Diamant, à condition de ne pas les toucher, les poursuivre ni les nourrir.
Sources officielles
- DEAL Martinique, « Autres mammifères terrestres » (manicou, mangouste, rat pilori) : martinique.developpement-durable.gouv.fr
- DEAL Martinique, réseau de veille iguane, éléments techniques 2026 : PDF
- Sanctuaire Agoa, réglementation de l'approche des cétacés (arrêté du 12 juillet 2024) : sanctuaire-agoa.fr
- OFB, raton laveur et vertébrés exotiques en Martinique : ofb.gouv.fr
- Breuil M., reptiles et amphibiens introduits des Petites Antilles, 2009 : PDF
- DEAL Martinique, affiche « Le trigonocéphale », octobre 2025 : PDF
