Héliconia pendante rouge et jaune au milieu du feuillage d'un jardin tropical

Fleurs de Martinique : goutte de sang, anthurium, rose de porcelaine, fromager et où les voir

La goutte de sang des jardinières, les anthuriums et les roses de porcelaine des bouquets, les héliconias de Balata, le flamboyant de juin, le fromager des légendes et les palétuviers de la mangrove : les reconnaître, où les voir et ce qu'on a le droit de rapporter.

Mis à jour le

La goutte de sang, c'est la plante corail aux petites fleurs rouges qui déborde des jardinières de l'île. Voici les fleurs et les arbres qu'on croise en Martinique, de l'anthurium au fromager, avec pour chacun son vrai nom, l'endroit où le voir, sa saison et ce que la loi permet de rapporter en métropole.

Sorties pour voir les fleurs de Martinique : jardin de Balata, mangrove et forêt du nord

La plupart des plantes de cette page se voient réunies au jardin de Balata, que deux sorties guidées combinent avec la route de la Trace et la cascade Absalon. Pour les palétuviers, la balade en bateau dans la mangrove part des Trois-Îlets, et le circuit du nord passe par la forêt humide, ses fougères arborescentes et ses fromagers.

  • Jardin de Balata et forêt tropicale : jungle et colibris

    Départ : Fort-de-France

    Jardin de Balata et forêt tropicale : jungle et colibris

    Un tour privé de quatre heures et demie au départ de Fort-de-France, avec le jardin de Balata, ses colibris et la forêt des hauteurs, prise en charge comprise.

    Durée : 4,5 h

    Annulation gratuite

    dès 159 €par personne

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  • Église de Balata, cascade d'Absalon et jardin tropical

    Départ : Fort-de-France

    Église de Balata, cascade d'Absalon et jardin tropical

    Une demi-journée sur les hauteurs de Fort-de-France : le Sacré-Cœur de Balata, la baignade à la cascade d'Absalon et un jardin tropical.

    Durée : 3,5 h

    Annulation gratuite

    dès 59 €par personne

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  • Balade en bateau dans la mangrove des Trois-Îlets

    Départ : Trois-Îlets

    Balade en bateau dans la mangrove des Trois-Îlets

    Deux heures et demie à travers les canaux de la mangrove, avec un guide qui présente la faune et la flore du milieu.

    4,8 (205 avis)Durée : 2,5 h

    Annulation gratuite

    dès 39 €par personne

    Voir les disponibilités
  • Excursion guidée dans le Nord vert de la Martinique

    Départ : Le Carbet

    Excursion guidée dans le Nord vert de la Martinique

    Une journée guidée dans le nord de l'île, entre forêt tropicale, volcan et villages de la côte.

    5,0 (44 avis)Durée : 6 h

    Annulation gratuite

    dès 130 €par personne

    Voir les disponibilités

Prix de départ, notes et avis GetYourGuide relevés le 23 octobre 2026. Liens partenaires : une commission peut nous être reversée sur les réservations, sans surcoût pour vous.

Goutte de sang en Martinique : la plante corail (Russelia equisetiformis)

Tiges fines retombantes de goutte de sang (Russelia equisetiformis) couvertes de petites fleurs rouges tubulaires
Goutte de sang, ou plante corail

La fleur que les Martiniquais appellent goutte de sang est le Russelia equisetiformis. Ses autres noms : plante corail, fontaine de corail, ou « fleur goutte de sang ». C'est un arbuste originaire du Mexique, au port retombant, dont les tiges fines et vert clair ressemblent à de la prêle (d'où son nom latin, equisetiformis). Les feuilles sont minuscules et tombent vite : la plante semble faite de joncs.

Les fleurs sont de petits tubes rouges de 2 à 3 cm, parfois roses ou orangés, en grappes au bout des tiges. Elles fleurissent presque toute l'année et attirent les colibris et le sucrier, qui plongent le bec dans le tube. Le fruit est une petite capsule pleine de graines très fines. La plante n'est pas comestible et n'a pas d'usage médicinal reconnu dans la tradition locale : elle est purement décorative.

Où voir la goutte de sang en Martinique

Elle aime le plein soleil et supporte la sécheresse, ce qui en fait la plante des jardinières suspendues, des murets et des talus. On la voit surtout dans les jardins privés, autour des hôtels et des résidences de la côte caraïbe et du sud (Trois-Îlets, Sainte-Luce, Sainte-Anne), et dans les massifs des ronds-points. Ses tiges en cascade peuvent dépasser un mètre.

Ne pas confondre la goutte de sang avec l'impatiens

En métropole, des jardineries et des annonces vendent une impatiens rougesous le nom de « goutte de sang ». Ce n'est pas la même plante : l'impatiens a des feuilles larges et des fleurs plates à cinq pétales, le Russelia des tiges nues et des fleurs en tube. Le nom désigne aussi un papillon de nuit en Europe, sans lien avec la Martinique. Si vous cherchez la plante vue sur l'île, demandez un Russelia ou une plante corail.

Fleurs tropicales de Martinique : anthurium, rose de porcelaine, héliconia et alpinia

Ces quatre fleurs font les bouquets tropicaux vendus sur l'île. Point commun : la partie colorée qu'on prend pour la fleur est souvent une bractée ou une spathe, une feuille transformée qui protège de vraies fleurs minuscules.

Anthurium : la fleur emblème des bouquets martiniquais

Anthuriums rouges, spathes en cœur et spadice, dans un jardin tropical
Anthurium rouge

L'anthurium (Anthuriumspp., famille des aracées) vient d'Amérique centrale et du Sud. Il mesure de 30 cm à 1,5 m et fleurit toute l'année. Le cœur brillant, rouge, rose, blanc, vert ou pourpre, est une spathe. Les vraies fleurs sont serrées sur l'épi central, le spadice. Cultivé en ombrière dans les mornes humides, c'est la fleur coupée la plus vendue aux visiteurs, car elle tient deux à trois semaines en vase.

Rose de porcelaine (Etlingera elatior) : quand la voir fleurir

Inflorescence rose cireuse d'une rose de porcelaine (Etlingera elatior)
Rose de porcelaine

La rose de porcelaine (Etlingera elatior), un gingembre d'Asie du Sud-Est, doit son nom à ses bractées roses et cireusesqui semblent en porcelaine. Ses tiges feuillues montent jusqu'à 6 m, et l'inflorescence, de 20 à 40 cm, pousse à part, sur une hampe qui sort directement du sol. Riche en nectar, elle attire les colibris. Au jardin de Balata, son calendrier 2026 la donne en fleurs de novembre à avril, absente de mai à octobre.

Héliconia et balisier : les pinces de homard des sous-bois

Héliconias aux bractées rouges et jaunes en forme de pinces au jardin de Balata
Héliconias au jardin de Balata

Le genre Heliconia compte près de 200 espèces, d'Amérique tropicale et de la Caraïbe. En Martinique, on dit souvent balisier. La plante, de 1 à 6 m, a des feuilles de bananier et des inflorescences dressées ou pendantes, faites de bractées rouges, orange, jaunes ou roses en forme de pinces de homard. Elle fleurit toute l'année. Les héliconias pendants, comme Heliconia rostrata, sont les plus photographiés. Balata présente aussi l'héliconia « King Kong », géant, de mai à novembre.

Alpinia, le gingembre rouge des bouquets

Épis rouges d'un gingembre rouge (Alpinia purpurata) au-dessus de grandes feuilles vertes
Alpinia, ou gingembre rouge

L'alpinia (Alpinia purpurata), ou gingembre rouge, forme des touffes de 2 à 4 m surmontées d'épis rouge vif. Là encore, le rouge vient des bractées : les vraies fleurs, blanches et discrètes, se glissent entre elles. Au jardin de Balata, il fleurit de mars à octobre. Avec l'anthurium et l'héliconia, c'est la base des compositions florales de l'île.

Fleurs des haies et des jardins en Martinique : bougainvillier, épine du Christ, clitoria et hibiscus

Bougainvillier : les murs de couleur

Bougainvillier couvert de bractées fuchsia et crème
Bougainvillier

Le bougainvillier (Bougainvillea glabra et ses hybrides) est une grimpante vigoureuse qui couvre les murs, les clôtures et les pergolas. Ses couleurs, rose, violet, blanc, orange ou rouge, sont encore des bractées en papierqui entourent trois petites fleurs blanches. Il fleurit le plus fort en saison sèche, quand il manque d'eau. Attention aux épines en le taillant.

Épine du Christ (Euphorbia milii) : jolie mais toxique

Tiges épineuses d'épine du Christ (Euphorbia milii) et petites fleurs roses
Épine du Christ. Photo : Dinesh Valke, CC BY-SA 2.0, Wikimedia Commons

L'épine du Christ (Euphorbia milii) est un arbuste succulent de 1 à 1,5 m, aux tiges charnues hérissées d'épines, d'où son nom. Ses petites bractées rouges, roses, jaunes ou blanches fleurissent toute l'année. On la plante en haie défensive et en rocaille. Comme toutes les euphorbes, elle contient un latex irritant et toxique: ne la cassez pas à mains nues et gardez-la hors de portée des enfants. Les autres plantes à risque de l'île, mancenillier en tête, sont détaillées dans notre page sur les plantes dangereuses de Martinique.

Clitoria ternatea, le pois bleu

Fleur bleue de pois bleu (Clitoria ternatea) dans son feuillage
Clitoria, ou pois bleu

Le clitoria (Clitoria ternatea), ou pois bleu, est une liane vivace de la famille des haricots. Ses fleurs bleu vif à cœur blanc, parfois violettes ou blanches, grimpent sur les grillages et les haies. Séchées, elles donnent une infusion d'un bleu intense, vendue sous le nom anglais de butterfly pea, qui vire au violet avec un filet de citron. On s'en sert surtout comme colorant naturel.

Hibiscus, ixora et autres fleurs de haie

L'hibiscus (rouge, jaune, orange, double ou simple) borde les cases et les routes. À Balata, il fleurit de juin à novembre. L'ixora forme des boules de petites fleurs rouges ou orange dans les haies taillées. Le chapeau chinois (Holmskioldia sanguinea) et l'arbre à houpettes (Calliandra haematocephala), aux pompons rouges, complètent le décor des jardins créoles.

Flamboyant en Martinique : quand fleurit l'arbre rouge

Houppier de flamboyant (Delonix regia) entièrement couvert de fleurs rouges
Flamboyant en fleurs. Photo : Sheba_Also, CC BY-SA 2.0, Wikimedia Commons

Le flamboyant (Delonix regia), originaire de Madagascar, est un arbre de 8 à 10 m à la cime étalée en parasol. Pendant le carême, il perd une partie de ses feuilles fines et porte ses longues gousses plates et brunes, qui restent accrochées des mois. Puis il se couvre de fleurs rouge orangé, parfois jaunes, à cinq pétales dont un strié de blanc.

Aux Antilles, le pic de floraison se situe en général entre mai et juillet, à la charnière entre le carême et l'hivernage. À Saint-Martin, on le surnomme d'ailleurs l'arbre de juillet. La date varie d'un arbre à l'autre selon l'altitude et les pluies, et certains fleurissent en décalé. Vous le verrez sur les places des bourgs, le long des routes du sud et dans les cours d'école. Si vous voyagez à cette période, notre guide quand partir en Martinique détaille la météo de juin et juillet.

Arbre fromager en Martinique : kapok, contreforts et légendes

Tronc de fromager (Ceiba pentandra) à gros contreforts en planches, dans un jardin tropical
Contreforts d'un fromager. Photo : Atamari, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons

Le fromager (Ceiba pentandra), qu'on appelle aussi kapokier, est l'un des plus grands arbres des tropiques : il peut dépasser 50 mdans son aire d'origine, avec un fût droit qui atteint 2 m de diamètre. On le reconnaît à ses contreforts en planches, de grandes ailes de bois qui partent du tronc, et à l'écorce épineuse des jeunes sujets. Son nom viendrait de son bois tendre et léger, qu'on comparait à du fromage.

Son feuillage est caduc : il perd ses feuilles en saison sèche, puis porte des fleurs blanc rosé. Viennent ensuite de grosses capsules qui libèrent le kapok, une fibre cotonneuse autrefois utilisée pour rembourrer les matelas et les gilets de sauvetage. On croise de vieux fromagers au bord des routes, sur les anciennes habitations et dans les forêts du sud comme celle de Montravail, à Sainte-Luce.

Le fromager, arbre des soucougnans

Dans la tradition populaire martiniquaise, le fromager est un arbre à part. On le dit fréquenté la nuit par les soucougnans, ces êtres qui quittent leur peau pour voler en boule de feu, et par les esprits. Certains l'appellent l'arbre du diable. Ces croyances ont protégé bien des sujets : beaucoup refusent encore de couper un fromager, ce qui explique ces géants isolés au milieu de champs ou de quartiers.

Palétuvier en Martinique : les arbres de la mangrove et où les voir

Palétuviers rouges avec racines-échasses plongeant dans l'eau calme
Racines-échasses du palétuvier rouge

Palétuvier n'est pas une espèce mais un nom commun pour les arbres de la mangrove, capables de vivre les pieds dans l'eau salée. En Martinique, on en distingue quatre, rangés en ceintures de la mer vers la terre.

  • Le palétuvier rouge (Rhizophora mangle) tient la première ligne. On le reconnaît à ses racines-échasses arquées.
  • Le palétuvier noir (Avicennia germinans) respire par des pneumatophores, de petites racines dressées hors de la vase comme des crayons.
  • Le palétuvier blanc (Laguncularia racemosa) pousse plus en arrière.
  • Le palétuvier gris, ou mangle-bouton (Conocarpus erectus), occupe les sols rarement inondés.

La mangrove sert de nurserie aux poissons, abrite crabes et oiseaux, et protège la côte de la houle. L'essentiel se trouve dans la baie de Fort-de-France (Lamentin, Ducos, Trois-Îlets) et sur la côte atlantique. Pour la voir de près, deux options : le kayak ou le bateau aux Trois-Îlets, détaillés dans notre guide des excursions en Martinique, ou le sentier de la presqu'île de la Caravelle, qui longe la mangrove de la baie du Trésor sur des passerelles en bois.

Arbre du voyageur : le ravenala des jardins martiniquais

Arbre du voyageur (Ravenala madagascariensis), éventail plat de feuilles
Arbre du voyageur. Photo : Dinesh Valke, CC BY-SA 2.0, Wikimedia Commons

L'arbre du voyageur (Ravenala madagascariensis) vient de Madagascar et n'est pas un vrai arbre : c'est une plante herbacée géante, cousine de l'oiseau de paradis. Ses feuilles de bananier s'ouvrent en un éventail parfaitement plat, spectaculaire dans les jardins d'hôtel et les parcs.

Son nom tient à deux histoires : l'eau que la base des feuilles retient, qui aurait désaltéré les voyageurs, et l'éventail qui pointerait vers l'est et l'ouest, comme une boussole. La seconde ne marche pas vraiment : l'orientation dépend du vent et de la lumière. Ses fleurs blanches sortent de spathes dures, et ses graines sont enveloppées d'une fibre d'un bleu électrique.

La brisée en Martinique : une plante à tisane (Lippia alba), pas une fleur d'ornement

Rameau de brisée (Lippia alba), feuilles dentelées et petites fleurs mauves
La brisée, ou Lippia alba. Photo : Diana K. Cury, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons

Beaucoup cherchent la brisée en pensant à une fleur. Selon TRAMIL, le réseau de recherche sur les plantes médicinales de la Caraïbe, la brisée (ou brizé) désigne en Martinique le Lippia alba, un arbuste aromatique de 1 à 2 m de la famille de la verveine. Ses feuilles rugueuses et dentelées sentent fort quand on les froisse, et ses minuscules fleurs mauves à cœur jaune forment de petits capitules. Le même nom peut désigner une autre plante sur d'autres îles.

C'est une plante de tisane traditionnelle, cultivée dans les jardins créoles. Les enquêtes de TRAMIL en Martinique la relèvent contre la fatigue et contre la grippe et le rhume, en infusion de feuilles fraîches. Il s'agit d'un usage traditionnel, pas d'un traitement.

Floraisons en Martinique mois par mois : le calendrier du jardin de Balata

L'île fleurit toute l'année : anthuriums, héliconias et épées flamboyantes ne s'arrêtent jamais. Ce qui change avec les saisons, ce sont les floraisons de quelques espèces. Le tableau reprend le calendrier 2026 publié par le jardin de Balata. Il vaut pour ce jardin de la forêt humide : sur la côte, plus sèche, certaines plantes décalent leur floraison.

PlanteNom scientifiqueEn fleurs à Balata (2026)
AnthuriumAnthurium spp.Toute l'année
HéliconiaHeliconia spp.Toute l'année
Épée flamboyanteVriesea splendensToute l'année
Arbre à houpettesCalliandra haematocephalaToute l'année
Rose de porcelaineEtlingera elatiorJanvier à avril, novembre et décembre
Chapeau chinoisHolmskioldia sanguineaJanvier à mai, décembre
Arbre à blaireauxPseudobombax ellipticumJanvier à mai
Gingembre bleuDichorisandra thyrsifloraJanvier, août à décembre
Alpinia (gingembre rouge)Alpinia purpurataMars à octobre
MedinillaMedinilla spp.Mars à septembre
Bananier roseMusa velutinaAvril à octobre
Balisier rougeCanna indicaMai à novembre
Héliconia King KongHeliconia sp.Mai à novembre
Lys-araignéeHymenocallis littoralisMai à octobre
HibiscusHibiscus spp.Juin à novembre

Quelle saison pour voir le plus de fleurs en Martinique

De décembre à avril, pendant le carême, vous verrez les roses de porcelaine, les chapeaux chinois et le bougainvillier à son maximum. De mai à novembre, pendant l'hivernage, c'est le tour des flamboyants, des alpinias, des balisiers et des hibiscus. Il n'y a pas de mauvaise saison : on choisit la période du voyage pour la météo, pas pour les fleurs.

Où voir les fleurs tropicales en Martinique : Balata, Habitation Clément, Domaine d'Émeraude

LieuCe qu'on y voitTarif adulte 2026Horaires
Jardin de Balata (Fort-de-France)Anthuriums, héliconias, roses de porcelaine, alpinias, palmiers, passerelles16 €9 h-18 h, dernière entrée 16 h 30
Habitation Clément (Le François)Parc de 16 ha, allée de palmiers, arbres centenaires, sculptures13 €9 h-18 h 30, tous les jours
Domaine d'Émeraude (Le Morne-Rouge)Forêt humide, arboretum, jardins de plantes utilesÀ vérifier auprès du ParcÀ vérifier
Mangroves (Trois-Îlets, baie du Trésor)Palétuviers rouges, noirs et blancsSentier gratuit, sortie en bateau payanteEn journée

Jardin de Balata : tarifs 2026 et durée de visite

C'est le meilleur endroit pour voir d'un coup presque toutes les fleurs de cette page. Le jardin, sur la route de la Trace à une vingtaine de minutes de Fort-de-France, est ouvert tous les jours de 9 h à 18 h, avec une dernière entrée à 16 h 30. Il faut compter 16 € par adulte et 11 € de 3 à 12 ans, et environ 1 h 30 de visite. Les passerelles suspendues dans la canopée et les colibris autour des héliconias font partie du parcours. Tout est détaillé dans notre guide du jardin de Balata.

Habitation Clément : le parc du François

Le domaine de rhum du François entoure sa maison de maître d'un parc de 16 hectares : allée de palmiers royaux, grands arbres, massifs fleuris et sculptures contemporaines. Le billet à 13 €couvre le parc, les chais et la dégustation. Voyez notre page sur l'Habitation Clément pour la visite complète.

Domaine d'Émeraude et jardins du nord

Au Morne-Rouge, sur la route de la Trace, le Domaine d'Émeraude du Parc naturel régional est labellisé Jardin remarquable. On y découvre la forêt humide, un arboretum et des jardins de plantes médicinales, la brisée comprise. Nous n'avons pas pu confirmer ses tarifs 2026 : vérifiez auprès du Parc avant d'y aller. Plus au nord, le zoo de Martinique, sur l'habitation de l'Anse Latouche au Carbet, mêle ruines et jardin tropical. Un billet couplé avec Balata coûte 31,50 €. Pour marcher au milieu des fougères arborescentes et des fromagers, notre sélection de randonnées en Martinique recense les sentiers de la forêt du nord.

Ramener des fleurs de Martinique en métropole : certificat phytosanitaire et interdits

La Martinique est hors du territoire phytosanitaire de l'Union européenne. Envoyer ou emporter des plantes vers la métropole relève donc d'une exportation, encadrée par le règlement européen 2016/2031. Selon la DAAF Martinique (page mise à jour le 12 octobre 2026), les règles valent pour les particuliers comme pour les professionnels, en bagage comme en colis.

Bouquet d'anthuriums ou d'héliconias : le certificat obligatoire

Les fleurs coupées exigent un certificat phytosanitaire, quelle que soit la quantité. Un seul bouquet suffit à être en infraction sans lui. La DAAF conseille aux voyageurs de passer par un professionnel : les fleuristes et transitaires qui préparent des cartons de fleurs pour le voyage peuvent fournir le certificat. Demandez-le explicitementau moment de l'achat, y compris pour un bouquet emballé acheté juste avant l'avion. L'ancienne tolérance de 5 kg, évoquée par une réponse ministérielle de 2020 et encore citée sur des forums, ne figure plus dans les règles de la DAAF.

Orchidées, boutures et rhizomes : interdits en bagage

Sont interdits sans aucun seuil : les orchidées sous toutes leurs formes, tous les végétaux destinés à la plantation (boutures, bulbes, rhizomes, tubercules, hors semences), les palmiers à planter et la terre. Un rhizome de rose de porcelaine, une bouture de goutte de sang ou une plante en pot entrent dans cette catégorie. Côté fruits, les mangues, les agrumes et les piments sont aussi interdits, alors qu'ananas, bananes et noix de coco sont libres. Un lot intercepté est détruit, et des sanctions pénales sont prévues.

Dans l'autre sens : ne pas apporter de plantes en Martinique

La DAAF demande aussi aux voyageurs qui arrivent de ne transporter aucun végétal dans leurs bagages, pour protéger les bananeraies de la fusariose (Foc TR4), et de nettoyer chaussures de randonnée et roues de vélo avant le départ.

Questions fréquentes sur les fleurs de Martinique

Quel est l'autre nom de la plante goutte de sang ?

En Martinique, la goutte de sang est le Russelia equisetiformis, qu'on appelle aussi plante corail ou fontaine de corail. Ses tiges fines et retombantes, presque sans feuilles, portent de petites fleurs rouges en tube. En métropole, le même nom sert parfois à vendre une impatiens rouge, qui n'a rien à voir.

Où trouver la plante goutte de sang en Martinique ?

Dans les jardins privés, les jardinières suspendues des hôtels et les massifs des ronds-points, surtout sur la côte caraïbe et dans le sud, où elle supporte bien le soleil. Les pépinières de l'île la vendent en pot, mais une plante en pot ne peut pas être rapportée en métropole.

Qu'est-ce que la brisée en Martinique ?

Selon TRAMIL, la brisée (ou brizé) désigne en Martinique le Lippia alba, un arbuste aromatique de la famille de la verveine, utilisé en tisane contre la fatigue et le rhume. Ce n'est pas une fleur d'ornement. TRAMIL la déconseille aux femmes enceintes ou allaitantes, aux enfants de moins de 8 ans et aux personnes sous antidépresseurs, anxiolytiques ou sédatifs.

Peut-on ramener des fleurs de Martinique en métropole ?

Oui, mais les fleurs coupées doivent être accompagnées d'un certificat phytosanitaire, quelle que soit la quantité, selon la DAAF Martinique (page mise à jour le 12 octobre 2026). Les orchidées, les bulbes, rhizomes et boutures destinés à la plantation, et la terre sont interdits. Le plus simple est de passer par un fleuriste ou un transitaire qui fournit le certificat.

La tolérance de 5 kg de fleurs existe-t-elle encore ?

Non. Une réponse ministérielle de 2020 évoquait une tolérance de 5 kg pour les voyageurs, mais la DAAF Martinique indique désormais qu'un certificat phytosanitaire est obligatoire pour les fleurs coupées, quelle que soit la quantité. Ne vous fiez pas aux forums qui citent encore ce seuil.

Quand fleurit le flamboyant en Martinique ?

Aux Antilles, la grande floraison rouge du flamboyant se situe en général entre mai et juillet, à la fin du carême et au début de l'hivernage. Elle dure quelques semaines et varie d'un arbre à l'autre selon l'altitude et les pluies.

Où voir des fleurs tropicales en Martinique ?

Le jardin de Balata, à 20 minutes de Fort-de-France, réunit anthuriums, héliconias, roses de porcelaine et alpinias (16 € adulte en 2026). Le parc de l'Habitation Clément au François et le Domaine d'Émeraude au Morne-Rouge complètent la visite. Pour les palétuviers, il faut aller dans les mangroves des Trois-Îlets ou de la baie du Trésor, à la Caravelle.

Le fromager est-il un arbre sacré en Martinique ?

Il n'a aucun statut officiel, mais la tradition populaire en fait un arbre à part : on le dit fréquenté par les soucougnans et les esprits, et beaucoup évitent de le couper. Ce sont des croyances, qui expliquent en partie pourquoi de très vieux fromagers subsistent au bord des routes et sur les anciennes habitations.

Sources officielles